La parabole du fils prodigue (4/4) — Un père pour deux fils

Table en bois dressée avec pain, fruits et cruches dans une pièce en pierre, porte grande ouverte sur un paysage vallonné baigné de lumière dorée.

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Celui qui va vers chacun

Un homme avait deux fils

« Un homme avait deux fils » (Luc 15,11). C’est par cette phrase que commence la parabole. Depuis trois semaines, nous avons parcouru ce récit scène après scène — d’abord le cadet, puis le père qui l’accueille, puis l’aîné resté à la porte. Il est temps de revenir au verset d’ouverture et de regarder ensemble ce père et ses deux fils.

Le père sort vers chacun

Pour le cadet : « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou » (Luc 15,20). Pour l’aîné : « Son père sortit le supplier » (Luc 15,28).

Le premier a quitté la maison et dilapidé sa part ; le second n’est jamais parti comme son frère et, ce jour-là, refuse d’entrer. Mais dans les deux cas, le père ne reste pas à l’intérieur à attendre que son fils vienne à lui. Il court vers l’un. Il sort vers l’autre. Ce n’est pas le même geste — mais c’est le même mouvement : aller vers chacun, là où il se trouve.

Ton frère que voilà

La première fois, le père nomme celui qui revient : « mon fils que voilà » (Luc 15,24). Devant l’aîné, il dit : « ton frère que voilà » (Luc 15,32).

Le père lui rappelle ainsi que celui qu’il appelait « ton fils que voilà » est aussi « ton frère que voilà ».

Il fallait festoyer

Tout ce récit répond à une phrase des pharisiens et des scribes qui murmuraient contre Jésus : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » (Luc 15,2)

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la joie accompagne ce qui est retrouvé dans ce chapitre. La brebis retrouvée conduit à la joie, puis la pièce retrouvée. Avec le fils retrouvé, la joie revient une troisième fois — mais cette fois, quelqu’un refuse d’entrer dans la fête.

Et la parabole s’achève sur une situation qui fait écho à celle qui l’a provoquée : un repas pour celui qui était perdu et qui est retrouvé, et quelqu’un qui refuse d’entrer dans la fête.

« Il fallait festoyer et se réjouir » (Luc 15,32). La parabole ne nous dit pas si l’aîné finira par entrer. Elle nous dit pourquoi le père, lui, a ouvert la fête : « ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

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